On se couche comme on fait son lit
Quel plaisir de se glisser sous la couette, et de se plonger, au chaud, dans la lecture d'un bon livre avant de se coucher! Le rituel accompli avant d'aller dormir, propre à chacun d'entre nous, est d'autant plus important qu'il est ce moment de la journée où, alors qu'esprit et corps se détendent simultanément, le conscient se prépare à passer le relai au subconscient, rendant ce dernier, tel un bon élève, réceptif.
Ainsi rien de tel par exemple que la lecture d'une romance avant de se coucher pour embraser l'imagination et se préparer à vivre le grand amour! Ou celle d'un livre en développement personnel pour se programmer au succès.
Il est reconnu que la lecture est une activité bénéfique en ce qu'elle fait marcher l'esprit. La lecture force l'attention et la concentration et stimule l'imagination.
Un film ou une série par exemple, aussi bons et divertissants soient ils, ne permettent pas à l'imagination de travailler autant que le ferait un roman. Un film ou une série mâche pour ainsi dire le travail, par le son et l'image, tandis qu'un livre, ne livrant que des mots, incite l'imagination à mentalement recréer personnages, décors, et sons. Aussi un fait pouvant sembler paradoxal est qu'un livre va souvent plus loin dans la profondeur qu'un film ou une série. Certaines subtilités semblent échapper à la représentation par l'image et le son. N'avez vous pas déjà entendu quelqu'un dire, après que cette personne ait visionné une adaptation cinématographique d'une oeuvre littéraire, que l'adaptation est bonne, mais qu'elle passe à côté de certaines choses?
La lecture d'un essai, d'une biographie ou d'un livre en développement sont tout aussi bons, faisant eux aussi fonctionner les méninges, et contribuant à instiller, lorsque les livres sont bien choisis, des idées constructives. De la nourriture pour l'esprit.
Mais quel que soit votre livre de chevet, sa lecture, à la nuit tombée, ne se fera guère sans un éclairage approprié, sans une bonne lampe de chevet.
Table de chevet, livre de chevet et lampe de chevet
Ces trois objets ont en commun d'être au chevet de la personne, donc d'être particulièrement proches d'elle, le mot chevet désignant littéralement la tête. Ainsi ils revêtent un aspect intime. Une table de chevet est ce meuble dans lequel on range des effets très personnels comme par exemple des bijoux ou des médicaments, et sur lequel est souvent posé la photo d'un proche.
Sur cette même table de chevet repose aussi généralement le livre de chevet. L'on peut dire que c'est lui qui est en première ligne pour ce qui est d'influencer l'esprit, étant la dernière chose que ce dernier consulte avant de se mettre en veille. Un livre de chevet n'est pas n'importe quel livre, c'est le livre qu'une personne choisi pour être à son chevet, et donc qu'elle considère, consciemment ou non, comme étant important. Le terme "livre de chevet" est d'ailleurs devenu une expression pour désigner le livre de prédilection d'une personne, et ne veut pas seulement dire "livre posé sur une table de nuit". Lorsqu'une personne dit d'un livre qu'il est son livre de chevet, c'est qu'elle y attache une qualité unique, sans forcément d'ailleurs le faire littéralement reposer sur une table de chevet.
Vient compléter le tableau la lampe de chevet qui, le soir, fournit un éclairage suffisamment conséquent pour permettre une activité, comme la lecture d'un livre, et qui est en même temps suffisamment doux pour permettre à l'esprit de se détendre et se préparer au sommeil. Ainsi la symbolique de la lampe de chevet est assez forte en ce qu'une lampe de chevet constitue, à l'instar d'un autre luminaire, une lumière se substituant à la naturelle, mais une lumière douce, proche de son utilisateur, destinée à n'éclairer que ce dernier, là où un autre luminaire de type plafonnier éclaire l'ensemble de la pièce de manière impersonnelle. La lampe de chevet est ce luminaire qui par sa fonction d'éclairer et sa proximité est en quelque sorte le témoin intime de l'activité de son utilisateur. En l'éclairant personnellement avant le coucher, lui permettant ainsi de s'adonner à une activité lorsque le subconscient est réceptif, une lampe de chevet cultive une autre lumière que la sienne, celle, métaphoriquement de son utilisateur.

L'éclairage d'une lampe de chevet
Peut être vous êtes vous déjà demandé pourquoi une pièce à vivre dispose généralement de plusieurs sources d'éclairage, de plusieurs lampes. Pourquoi par exemple peut on avoir dans la même pièce un plafonnier, une lampe de bureau et une lampe de chevet? C'est tellement évident que la question ne se pose pas: chaque luminaire produit un éclairage particulier, et chaque éclairage est adapté à une situation particulière. Prenons deux opposés que sont le plafonnier et la lampe de chevet. Le plafonnier produit un éclairage fort, presque éblouissant, supposé faire la lumière sur l'entièreté de la pièce pour, par exemple, la nettoyer ou y chercher quelque chose, tandis qu'une lampe de chevet est conçue pour générer un éclairage doux évitant à la pièce d'être plongée dans l'obscurité totale, mais se rapprochant de cette dernière pour permettre à l'esprit de se détendre et se préparer au sommeil. Une lampe de chevet ne pourrait assumer la fonction d'un plafonnier et inversement un plafonnier ne pourrait assumer la fonction d'une lampe de chevet.
Ainsi chaque type de luminaire produit un certain type d'éclairage, quantifiable avec la notion de Lux. Une lampe de chevet est supposée fournir un éclairage dit d'ambiance, compris entre 100 et 200 Lux. Un tel éclairage est idéal pour s'adonner à une activité telle que la lecture tout en se détendant, faisant de la lampe de chevet le candidat idéal pour la lecture avant le coucher.
La température d'éclairage
Une notion importante à prendre en compte dans le choix d'une lampe de chevet est celle de température. La température dans le contexte d'une lampe ne désigne pas la chaleur que dégage la lampe en émettant de la lumière, bien que l'on puisse spontanément penser à cela avec les anciennes ampoules à incandescence qui chauffaient énormément, mais la couleur de l'éclairage. La température de l'éclairage est mesurée en Kelvin (K), et est généralement qualifiée de froide, de neutre ou de chaude, avec les correspondances en Kelvin suivantes:
- lumière chaude, entre 1800 et 2700 K
- lumière neutre, entre 3000 et 4000 K
- lumière froide, entre 5000 et 6500 K
La température de l'éclairage ne doit pas être confondue avec l'intensité lumineuse et par conséquent avec l'éclairement d'une pièce. En effet bien que l'on puisse avoir l'impression inverse, la puissance lumineuse d'une lampe et donc l'éclairement de la pièce qu'elle éclaire sont totalement décorrélés de la température. Un éclairement d'ambiance, celui d'une lampe de chevet, peut tout à fait être produit par une lumière froide et un éclairement plus conséquent, se situant entre 300 et 500 Lux, l'être par une lumière chaude.
Mais alors si la température est indépendante de l'intensité lumineuse, pourquoi cette notion est elle importante? Réponse: La lumière bleue.
Le spectre lumineux
Le concept de lumière bleue a largement été vulgarisé au cours de ces dernières années, notamment pour avertir de ses dangers. Alors la lumière bleue est-elle dangereuse? La lumière bleue fait partie de ce que l'on appelle le spectre de la lumière visible, contrairement par exemple à la lumière noire. Le spectre de la lumière visible est la partie du spectre électromagnétique que l'oeil humain est à même de percevoir, et est compris entre 380 nm et 780 nm. Sur ce spectre, la lumière bleue comprend des longueurs d'onde allant de 380 à 450 nm, et fait ainsi partie de la lumière dite de jour. Ainsi lorsque l'on dit que la lumière bleue est "mauvaise", elle ne l'est pas en soi, mais plutôt dans un contexte nocturne.

L'on comprend en effet que l'exposition nocturne à une telle lumière, une lumière diurne, n'est pas très bonne pour le bon fonctionnement du cycle circadien, car l'exposition à la lumière naturelle, ou du moins l'exposition à une source lumineuse imitant la lumière naturelle dans le cas d'une lampe, retarde la sécrétion de mélatonine, l'hormone du sommeil. Un tel dérèglement du cycle est ce que l'on cherche à éviter, quand bien même on est plongé dans un livre passionnant.
Outre les bienfaits de la lecture mentionnés plus tôt, c'est parce que les écrans (de télévision, d'ordinateur, de smartphone) produisent de la lumière bleue et peuvent ainsi dérégler le cycle circadien qu'il est conseillé de préférer la lecture aux écrans le soir. Mais vous pourriez objecter : "Et pour lire, il faut une lampe, et une lampe produit aussi de la lumière bleue". Et vous auriez raison. C'est là qu'il faut revenir à la notion de température et à sa décorrélation avec celle d'éclairement.
Pourquoi à puissances lumineuses égales, une lampe émettant une lumière froide donnera l'impression d'éclairer davantage qu'une lampe émettant une lumière chaude? Parce qu'une lumière froide se situe entre 5000 et 6000K, or est considérée comme une lumière de jour, comme une lumière diurne correspondant à l'état de veille, une lumière au delà de 4500K. L'unité de mesure prise en compte dans la définition d'une lumière de jour est moins le Lux mesurant son éclairement, lequel peut aller de 5 à 120000 Lux (un intervalle énorme) que le Kelvin mesurant sa température. Ainsi une lumière froide, même faible en intensité comme celle d'un écran d'ordinateur ou de smartphone, sera d'une certaine façon perçue par l'oeil comme une lumière diurne, et enverra des signaux qui retarderont la sécrétion de mélatonine. C'est pourquoi l'exposition à la lumière bleue est déconseillée la nuit, mais au contraire préconisée le jour, notamment dans les environnements de travail, car elle favorise la concentration.
La température (K) d'une lumière est directement liée aux caractéristiques spectrales (nm) de celle-ci.
Une correspondance peut être établie entre le spectre lumineux allant, pour sa partie visible, de couleurs froides (bleu, vert) dont les longueurs d'onde sont courtes à des couleurs chaudes (orange, rouge) dont les longueurs d'onde sont grandes, et le spectre de la conscience allant, pour l'état de veille, d'états de concentration (Gamma, Beta) dont les ondes sont rapides à des états de détente (Alpha, Thêta) dont les ondes sont lentes. Les couleurs froides favorisant les états de concentration et les couleurs chaudes ceux de détente.
Cela signifie t-il pour autant que le niveau d'éclairement n'a pas d'importance? Non. Une lampe de chevet doit avoir une puissance lumineuse très modérée, mais c'est encore mieux si sa lumière a une basse température. Pour lire le soir sans perturber le cycle circadien, il faut donc idéalement s'équiper d'une lampe de chevet qui produira un éclairage d'ambiance, un éclairage doux et en même temps suffisamment conséquent pour permettre la lecture, mais aussi dont la lumière sera dans les tons chauds. Une lampe dont la lumière sera analogue à celle d'une bougie.
La nature elle-même est bien faite à ce niveau là. Vous avez peut être déjà remarqué que la lumière du Soleil, lorsque qu'il se couche à l'horizon, revêt une teinte orangée, en plus d'être moins intense. C'est parce qu'en raison de sa position, ses rayons doivent parcourir une distance plus grande dans l'atmosphère avant de vous parvenir, un trajet dispersant les courtes longueurs d'onde, soit la lumière bleue.
Une lumière chaude qui ne chauffe pas
Lorsque l'on parle de lumière analogue à celle d'une bougie, l'on ne peut s'empêcher de penser aux anciennes ampoules à incandescence qui furent parmi les premières lampes à convertir l'électricité en lumière. L'analogie est forte car une bougie produit de la lumière en brulant un combustible, dégageant ainsi de la chaleur, et l'ampoule à incandescence en produit en portant à incandescence (c'est dans son nom) un filament, dégageant elle aussi une chaleur importante. De cette chauffe, dans les deux cas, résulte une lumière orangée. C'est précisément ce genre de lumière orange, "chaude", à l'inverse d'une lumière blanc-froid contenant beaucoup de lumière bleue, que l'on cherche à obtenir. Spontanément l'on a tendance à percevoir une lumière chaude comme plus naturelle, plus "organique" qu'une lumière froide, la première évoquant le feu, la seconde évoquant davantage les sources artificielles telles que les écrans, l'"électroluminescence".

Mais si une ampoule à incandescence produit une lumière chaude, c'est au double sens du terme: sa lumière est chaude (basse en Kelvin) et la lampe dégage littéralement beaucoup de chaleur. Comme cela a déjà été expliqué, une lampe à incandescence convertit en fait davantage en chaleur qu'en lumière l'électricité qu'elle consomme. C'est pourquoi les ampoules à incandescence tendent à tomber en désuétude au profit des LEDs. Mais si ces dernières ont un bon rapport d'efficacité lumineuse, c'est-à-dire qu'elles sont efficaces et économes en convertissant la majeure partie de l'énergie en lumière, elles ne sont en revanche pas les meilleurs élèves pour ce qui est de modérer la lumière bleue. En effet le principe d'une LED "blanche" domestique consiste à utiliser une diode émettant une lumière bleue qui est ensuite en partie absorbée par un matériau appelé "Phosphore" et réémise pour apparaître en une lumière d'une plus grande longueur d'onde (blanche). De par leur conception, les LEDs blanches émettent une lumière qui tend naturellement vers la partie bleue du spectre visible.
Cependant le fameux phosphore peut selon sa composition absorber plus ou moins de lumière bleue et avoir une contribution plus ou moins forte de tons jaune et rouge. Dans le cas d'une LED émettant un blanc chaud par exemple, le phosphore absorbe davantage de lumière bleue et produit davantage de lumière dans les longueurs d'onde moyennes et longues (jaune, orange, rouge).
Une lampe de chevet ayant la capacité de changer sa température d'éclairage, a souvent comme principe général d'employer deux groupes de LEDs, l'un produisant un blanc chaud, l'autre un blanc froid, et d'utiliser un variateur sollicitant davantage l'un des groupes que l'autre selon les besoins de l'utilisateur. Avec cette configuration, un blanc neutre sera obtenu en mélangeant à parts égales le chaud et le froid.
Une telle lampe, comme par exemple notre lampe Telexys, est particulièrement utile pour s'adapter à différentes situations. La lampe peut générer un éclairage chaud le soir qui aidera à passer d'un état de veille alerte à un état plus détendu, un éclairage idéal pour s'adonner à la lecture tout en préparant l'organisme au sommeil, et au contraire générer un éclairage froid (plus riche en lumière bleue) le matin favorisant le réveil et la concentration. Cette même lampe a aussi l'avantage d'être télescopique, offrant ainsi la possibilité d'ajuster sa hauteur pour la lecture.
Mais l'aspect technique de Telexys, qui peut rappeler le modernisme des écrans, ne sera peut être pas l'image que se feront certains d'une lampe de chevet associée à la lecture d'un livre papier. A l'image de l'éclairage, l'on souhaitera peut être une lampe dont l'apparence est plus chaleureuse, en mettant moins en avant sa technicité et en usant davantage de matériaux naturels. Ainsi une lampe de chevet dite scandinave telle que Bjornys est excellente pour s'adonner à la lecture. La simplicité formelle de Bjornys et le bois dont est fait son pied, bois rappelant le papier, lui donne une apparence sobre mais chaleureuse qui installe immédiatement une proximité entre elle et son utilisateur. Aussi elle peut être livrée avec une ampoule émettant une lumière chaude idéale le soir, avec une ampoule émettant une lumière froide, ou avec une ampoule pouvant assumer les deux éclairages la rendant, comme Telexys, adaptée à plusieurs situations. Son pied a également une géométrie variable permettant d'ajuster la hauteur et la direction de la lumière.
Bien sûr ces deux exemples, tous deux d'excellents choix pour la lecture, ne sont que de deux propositions extraites du catalogue Lampirys, catalogue comprenant un large choix de lampes de chevet aux styles variés et que nous vous invitons à découvrir.